http://tempsreel.nouvelobs.com/
Etats-Unis: l'Etat fédéral paralysé, faute de budget
Washington (AFP) - L'Etat fédéral américain a mis au chômage technique mardi pour la première fois depuis 17 ans des centaines de milliers de fonctionnaires, faute d'accord budgétaire au Congrès, une mesure draconienne qui épargne toutefois les fonctions essentielles dont la sécurité.
Malgré d'intenses tractations et une soirée d'allers-retours entre le Sénat à majorité démocrate et la Chambre des représentants dominée par les républicains, aucun projet de loi de finances n'a pu être adopté à temps pour le début de l'exercice budgétaire 2014, qui a commencé à 00H00 mardi (04H00 GMT).
La fermeture de l'Etat fédéral ne devrait toutefois avoir qu'un impact limité sur la première économie mondiale, contrairement à celui qu'aurait une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette. Celui-ci doit faire l'objet d'un accord d'ici au 17 octobre, faute de quoi les Etats-Unis ne pourront plus faire face à toutes leurs obligations financières.
La Maison Blanche a ordonné lundi peu avant minuit aux agences fédérales de déclencher la cessation partielle de leurs activités et la mise en congés sans solde de leur personnel "non essentiel", jusqu'à ce que le Congrès adopte un budget.
Barack Obama avait averti lundi qu'une paralysie fédérale aurait "des conséquences économiques très réelles pour des gens dans la vraie vie, et tout de suite". "Ils l'ont vraiment fait", a-t-il déploré sur Twitter peu après minuit.
Le président a promulgué une loi garantissant aux militaires qu'ils seront payés à temps quoiqu'il arrive. "Vous et vos familles méritent mieux que le dysfonctionnement auquel nous assistons au Congrès", a-t-il aux soldats dans un message vidéo.
L'échec marque le pic de 33 mois d'un bras de fer continu sur le budget entre les démocrates et les républicains, qui ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011 après l'élection de dizaines d'élus du Tea Party.
"Obamacare"
Du département de la Défense à l'agence de protection de l'environnement, tous les services fédéraux sont sommés de réduire immédiatement leurs effectifs au minimum vital, parfois à seulement 5% de leur personnel.
La sécurité nationale et les services essentiels, comme les opérations militaires, le contrôle aérien et les prisons, sont globalement exemptés.
Mais environ 800.000 fonctionnaires jugés non essentiels, sur plus de deux millions, auront quatre heures mardi matin pour se présenter à leurs bureaux, ranger leurs affaires, annuler leurs réunions et rentrer chez eux, sans garantie de paie rétroactive.
Tous les parcs naturels du pays, géré par le National Park Service, dont les immenses parcs Yosemite et le Grand Canyon, ainsi que les musées et monuments de Washington seront fermés au public.
Mais selon les économistes, l'effet sur l'économie serait modeste, a fortiori si la paralysie ne durait que quelques jours.
A ce stade, la paralysie temporaire de l'Etat fédéral n'a pas ému les principales places financières mondiales, qui étaient en hausse mardi en Europe et Asie. Mais les marchés restaient prudents, en se focalisant sur la date-clé du 17 octobre pour le plafond de la dette américaine
Un blocage lié à l'"Obamacare"
Démocrates et républicains se sont mutuellement rejeté la faute.
"C'est une honte que ces gens, élus pour représenter le pays, finissent par représenter le Tea Party et les anarchistes", a tonné Harry Reid, chef de la majorité démocrate du Sénat. "Le Sénat a persisté à rejeter notre offre", a déclaré John Boehner, président de la Chambre, vers 05H00 GMT. Les républicains ont fait adopter une motion visant convoquer une commission bicamérale, mais le Sénat devrait la rejeter.
Certains admettaient déjà que l'opinion rejetterait la faute sur les républicains. Ceux-ci "vont être perçus comme ayant bloqué et provoqué la cessation des activités de l'Etat fédéral", a déclaré lundi soir le sénateur John McCain.
La raison du blocage s'appelle "Obamacare", le surnom de la réforme du système de santé de Barack Obama. Les républicains exigeaient que tout accord budgétaire revienne, d'une manière ou d'une autre, sur cette loi emblématique du premier mandat de Barack Obama, votée en 2010. A partir de mardi, des millions d'Américains démunis d'assurance maladie vont pouvoir s'inscrire sur internet pour bénéficier d'une assurance subventionnée à partir de janvier 2014.
Tout Américain devra être assuré à compter de cette date, sous peine d'une pénalité fiscale d'un montant d'abord symbolique (95 dollars en 2014).
Cette obligation, validée par la Cour suprême, est assimilée à un abus de pouvoir par les républicains. Ils pointaient aussi que la loi n'était pas tout à fait prête, le gouvernement ayant reconnu que les systèmes informatiques ne seraient pas opérationnels dès le premier jour.
Sénat et Chambre reprendront leurs travaux mardi à partir de 13H30 GMT. "Retour à la case départ", a conclu le porte-parole de M. Reid.
Le rêve américain en prend un gros coup. Ne sourions pas l'Europe tente, encore, de cacher son mal, mais d'ici peu, le coup fatal sera porté.
"Chaque période est dominée par une mode, sans que la plupart des gens soient capables de découvrir les tyrans qui l'imposent" - Albert Einstein-
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mardi 1 octobre 2013
Départ vers l'enfer?
mercredi 3 juillet 2013
Comprenne qui pourra!!!
http://www.rtbf.be/info
Accord entre fédéral et entités fédérées sur le déficit des pouvoirs locaux
Le comité de concertation où on retrouve les principaux ministres du gouvernement fédéral, mais aussi les ministres présidents des régions et communautés du pays, s'est réuni ce matin. Et ils ont parlé budget, et notamment du budget 2013. Un problème se pose : les pouvoirs locaux, c'est-à-dire les communes et les provinces, auraient un déficit à assumer de 260 millions.
Le problème est à la fois simple et complexe. L'Etat belge est sous menace d'une amende de 800 millions d'Euros de la Commission européenne. Et pour l'éviter, le Gouvernement fédéral vient de faire un effort supplémentaire de 750 millions pour 2013. De leur côté, les Gouvernements régionaux et communautaires, poursuivent aussi leurs efforts. La Communauté flamande présente déjà un budget en équilibre. Et pour 2015, la Région wallonne, la Région bruxelloise et la Fédération Wallonie-Bruxelles comptent toujours y parvenir. A priori donc, tout va bien. Mais du côté des Communes au sens large et des Provinces, il y a un problème. D'après la dernière étude du Bureau du plan et de la Banque nationale, il y aurait un déficit de 260 millions.
Ce montant n'est toujours pas arrêté et défini. Un groupe de travail va être mis sur pied pour valider ou pas ce montant. En attendant les Régions et les Communautés, vont assumer ce déficit de 260 millions en mettant en place des réserves, des provisions et sur les 260 millions, la Flandre prendra en charge plus de la moitié. En se quittant, le Premier ministre et les ministres présidents se montraient confiants, l'Europe devrait être, disent-ils, rassurée.
Marc Sirlereau
Plus besoin de somnifères, en cas d'insomnie tentez de comprendre le déficit budgétaire, les plans de restructuration, bref devenez ministre.
Accord entre fédéral et entités fédérées sur le déficit des pouvoirs locaux
Le comité de concertation où on retrouve les principaux ministres du gouvernement fédéral, mais aussi les ministres présidents des régions et communautés du pays, s'est réuni ce matin. Et ils ont parlé budget, et notamment du budget 2013. Un problème se pose : les pouvoirs locaux, c'est-à-dire les communes et les provinces, auraient un déficit à assumer de 260 millions.
Le problème est à la fois simple et complexe. L'Etat belge est sous menace d'une amende de 800 millions d'Euros de la Commission européenne. Et pour l'éviter, le Gouvernement fédéral vient de faire un effort supplémentaire de 750 millions pour 2013. De leur côté, les Gouvernements régionaux et communautaires, poursuivent aussi leurs efforts. La Communauté flamande présente déjà un budget en équilibre. Et pour 2015, la Région wallonne, la Région bruxelloise et la Fédération Wallonie-Bruxelles comptent toujours y parvenir. A priori donc, tout va bien. Mais du côté des Communes au sens large et des Provinces, il y a un problème. D'après la dernière étude du Bureau du plan et de la Banque nationale, il y aurait un déficit de 260 millions.
Ce montant n'est toujours pas arrêté et défini. Un groupe de travail va être mis sur pied pour valider ou pas ce montant. En attendant les Régions et les Communautés, vont assumer ce déficit de 260 millions en mettant en place des réserves, des provisions et sur les 260 millions, la Flandre prendra en charge plus de la moitié. En se quittant, le Premier ministre et les ministres présidents se montraient confiants, l'Europe devrait être, disent-ils, rassurée.
Marc Sirlereau
Plus besoin de somnifères, en cas d'insomnie tentez de comprendre le déficit budgétaire, les plans de restructuration, bref devenez ministre.
jeudi 27 juin 2013
Bruxelles: un Sommet européen pour endiguer le chômage des jeunes
http://www.rtbf.be/info
Les dirigeants européens sont réunis à Bruxelles ce soir et demain pour leur traditionnel Sommet d'été. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent cette fois pour évoquer la jeunesse européenne qui souffre.
Ils sont 6 millions de jeunes au chômage, soit une moyenne de 23% dans l'Union. Ces chiffres s'envolent même en Espagne ou en Grèce où plus d'un jeune sur deux n'a pas d'emploi. La solution sur laquelle veulent s'accorder les 27 aujourd'hui et demain est ce qu'ils appellent la "garantie jeunesse". Ce dispositif garantirait aux européens âgés entre 15 et 24 ans un travail, une formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois qui suivent leur inscription au chômage. Un budget de 6 milliards d'euros
L'idée n'est pas neuve. Ce qui l'est par contre est qu'elle sera financée par le budget européen à hauteur de six milliards d'euros. Mais ce montant fait partie de l'enveloppe budgétaire pour les sept prochaines années, une enveloppe budgétaire toujours pas adoptée par les députés européens. Le dernier compromis sur la table a peu de chances de rassembler une majorité suffisante de députés. Le président du parlement en discutera ce soir avec les dirigeants européens, mais les marges de manœuvre sont limitées, aucun état ne veut rouvrir la discussion globale sur cette enveloppe financière.
Faillite des banques et réforme de la PAC
A quelques heures de l'ouverture du Sommet, les ministres européens des finances étaient eux aussi réunis à Bruxelles où ils sont parvenus dans la nuit de mercredi à un accord sur la façon de partager les pertes en cas de faillite des banques. Il s'agit de faire payer d'abord les actionnaires et d'éviter de faire payer les contribuables.
Les négociateurs de l'Union Européenne se sont aussi mis d'accord sur un autre dossier, celui de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, qui doit être fortement adaptée. Globalement, les subventions aux plus importantes exploitations seront revues à la baisse et l'accent sera mis sur une agriculture plus verte. Une partie des subventions aux agriculteurs, sera liée au respect de mesures écologiques telles que la diversification des cultures.
L'idée des européens est de voir comment donner un coup de fouet à l'économie réelle, comment assurer un financement plus important des entreprises notamment les petites. La banque européenne d'investissement dont les moyens ont été récemment augmentés sera mise à contribution.
Anne Blanpain
De nos jours, la meilleure situation est celle d'homme politique. Le nombre est croissant et l'imagination pour la création de nouveaux postes est infinie.
Les dirigeants européens sont réunis à Bruxelles ce soir et demain pour leur traditionnel Sommet d'été. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent cette fois pour évoquer la jeunesse européenne qui souffre.
Ils sont 6 millions de jeunes au chômage, soit une moyenne de 23% dans l'Union. Ces chiffres s'envolent même en Espagne ou en Grèce où plus d'un jeune sur deux n'a pas d'emploi. La solution sur laquelle veulent s'accorder les 27 aujourd'hui et demain est ce qu'ils appellent la "garantie jeunesse". Ce dispositif garantirait aux européens âgés entre 15 et 24 ans un travail, une formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois qui suivent leur inscription au chômage. Un budget de 6 milliards d'euros
L'idée n'est pas neuve. Ce qui l'est par contre est qu'elle sera financée par le budget européen à hauteur de six milliards d'euros. Mais ce montant fait partie de l'enveloppe budgétaire pour les sept prochaines années, une enveloppe budgétaire toujours pas adoptée par les députés européens. Le dernier compromis sur la table a peu de chances de rassembler une majorité suffisante de députés. Le président du parlement en discutera ce soir avec les dirigeants européens, mais les marges de manœuvre sont limitées, aucun état ne veut rouvrir la discussion globale sur cette enveloppe financière.
Faillite des banques et réforme de la PAC
A quelques heures de l'ouverture du Sommet, les ministres européens des finances étaient eux aussi réunis à Bruxelles où ils sont parvenus dans la nuit de mercredi à un accord sur la façon de partager les pertes en cas de faillite des banques. Il s'agit de faire payer d'abord les actionnaires et d'éviter de faire payer les contribuables.
Les négociateurs de l'Union Européenne se sont aussi mis d'accord sur un autre dossier, celui de la réforme de la PAC, la politique agricole commune, qui doit être fortement adaptée. Globalement, les subventions aux plus importantes exploitations seront revues à la baisse et l'accent sera mis sur une agriculture plus verte. Une partie des subventions aux agriculteurs, sera liée au respect de mesures écologiques telles que la diversification des cultures.
L'idée des européens est de voir comment donner un coup de fouet à l'économie réelle, comment assurer un financement plus important des entreprises notamment les petites. La banque européenne d'investissement dont les moyens ont été récemment augmentés sera mise à contribution.
Anne Blanpain
De nos jours, la meilleure situation est celle d'homme politique. Le nombre est croissant et l'imagination pour la création de nouveaux postes est infinie.
mardi 4 juin 2013
2850 euros de note de resto ,un agent communal détaché par la ville devra se justifier
CHARLEROI En 2002, un audit de la Société wallonne du logement avait mis à jour des dépenses exagérément élevées au sein de la société de logements La Carolorégienne.
En restos et en déplacement notamment. On n’en est pas encore là à l’Agence immobilière sociale (AIS) de Charleroi, mais les mêmes postes de frais viennent d’amener le conseil d’administration de l’ASBL paracommunale à demander des précisions et des justificatifs au directeur, Bernard Vandenheede, un agent communal détaché par la ville jusqu’en 2014.
C’est lors de l’examen des comptes 2012 que ces dépenses avaient retenu l’attention. D’une part, quelque 2.850 € de note de resto et de cantine (sic), un chiffre confirmé par l’échevine du Logement, Ornella Cencig (MR), qui a repris la présidence de l’institution en avril.
Selon elle, aucun événement ne justifiait de tels frais, l’AIS n’ayant organisé ni colloque, ni conférence, ni réunion de travail au cours de l’exercice. “Le directeur nous a expliqué qu’il s’agissait de l’achat de sandwiches pour les propriétaires conventionnés mais cette réponse ne nous satisfait pas ”, dit-elle.
D’autre part, les déplacements payés aux membres du personnel s’élevaient à environ 10.000 €, c’est-à-dire 20.000 kilomètres annuels remboursés au tarif de 0,45 € par kilomètre parcouru.
À l’échelle de Charleroi, qui n’a quand même pas la dimension de Londres, cela semble faire beaucoup. Trop ? “Des éclaircissements sont attendus” , indique l’échevine, en contradiction avec le directeur de l’AIS que nous avons contacté – pour lui, “tout a été approuvé par le CA ”. Elle ajoute : la volonté est aussi de ne plus permettre l’inscription de ces dépenses au budget 2013, dont une nouvelle version sera présentée au conseil d’administration de ce mardi.
Ces dépenses étaient-elles récurrentes ? Oui, selon nos informations. Prédécesseur d’Ornella Cencig dans la fonction de président, Eric Massin nous dit pourtant n’avoir jamais eu l’attention attirée par de tels chiffres. “Une vérification était effectuée par un comptable dans le cadre du suivi d’exécution du budget de la ville .”
© La Dernière Heure 2013
Charleroi ! ! ! ! c’est pas cette ville qui est le fleuron d’un parti de gauche ?je n’ai jamais imaginé que la note d’un restaurant du cœur de cette ville pouvait être aussi élevée.
Je comprends que les gens de cette ville soient obligés de travailler 60 heures par semaine pour se nourrir
Et oui MAW, Magnette a promis de ramener Charleroi dans le droit chemin
Oooooooooooooooooooh MAW
samedi 18 mai 2013
Radeau de la Méduse
http://www.lavenir.net/
L’ÉDITO PAR THIERRY DUPIÈREUX
Cause commune
Il n’y a pas eu photo. Hier, c’est à une quasi-unanimité que l’Union des Villes et des Communes a approuvé la lettre ouverte au Premier ministre Elio Di Rupo.
Martial Dumont vous en parlait dans ces pages, hier. Les communes wallonnes sont dans le rouge et ont l’impression d’être les dindons de la farce. Elles se disent budgétairement étranglées, notamment par les transferts de charges venus du fédéral. Des exemples, l’Union des Villes et des Communes en donnent à foison, tous assortis de chiffres inquiétants. Ainsi dans son discours prononcé hier, Jacques Gobert le président de l’UVCW a évoqué les dotations communales aux CPAS et aux zones de police qui ne font qu’augmenter. Elles sont plus lourdes de 4,5 %. C’est énorme pour le budget quand on sait que chacune constitue 10 % des dépenses communales.
Les Communes, donc, se rebiffent. Alors qu’Elio Di Rupo appelle à faire des économies, l’UVCW s’insurge. «Appauvrir les pouvoirs locaux et les para-locaux exerçant leurs missions déléguées (CPAS et intercommunales), c’est désinvestir dans l’avenir, c’est un non-sens économique.»
Revoilà la bonne vieille dualité de ces temps de crise : l’austérité contre l’investissement, la rigueur contre l’épanouissement. Face au désarroi des communes, on ne peut que s’interroger sur la façon dont certains transferts de charges ont été effectués. Bien sûr, les Communes n’ont pas toujours été très «clean». Certaines se sont déjà mises en détresse financière en jouant avec leurs finances, par défaut de saine gestion, par dépenses et plan de recrutement inconsidérés. Mais cette pression venue du fédéral a quelque chose d’injuste. S’il y a bien un pouvoir qu’il s’agit de ménager, c’est la Commune. En première ligne de l’aide et de l’assistance au citoyen, elle doit avoir les moyens de faire face à ses missions essentielles. Et là, visiblement, cela va devenir vraiment difficile. D’où le signal d’alarme. D’où la lettre ouverte. Car, les Communes wallonnes ne veulent pas faire les frais de la réforme de l’État. Elles réclament une neutralité budgétaire. Message entendu par le fédéral? En pointant l’Europe d’un doigt accusateur et fataliste, Elio Di Rupo a déjà fait comprendre que le combat des Communes était bien loin d’être gagné.
Avec nos politiques à 2 balles, tout fout le camp. Tous ces gouvernements, régions, communes, des pompes à fric pour les élus, les lambdas passent à la caisse. Et dire que pour l'Ambassadeur, des Etats-Unis, Howard W. GUTMAN :
"La Belgique est le pays le plus uni politiquement au monde!"
L’ÉDITO PAR THIERRY DUPIÈREUX
Cause commune
Il n’y a pas eu photo. Hier, c’est à une quasi-unanimité que l’Union des Villes et des Communes a approuvé la lettre ouverte au Premier ministre Elio Di Rupo.
Martial Dumont vous en parlait dans ces pages, hier. Les communes wallonnes sont dans le rouge et ont l’impression d’être les dindons de la farce. Elles se disent budgétairement étranglées, notamment par les transferts de charges venus du fédéral. Des exemples, l’Union des Villes et des Communes en donnent à foison, tous assortis de chiffres inquiétants. Ainsi dans son discours prononcé hier, Jacques Gobert le président de l’UVCW a évoqué les dotations communales aux CPAS et aux zones de police qui ne font qu’augmenter. Elles sont plus lourdes de 4,5 %. C’est énorme pour le budget quand on sait que chacune constitue 10 % des dépenses communales.
Les Communes, donc, se rebiffent. Alors qu’Elio Di Rupo appelle à faire des économies, l’UVCW s’insurge. «Appauvrir les pouvoirs locaux et les para-locaux exerçant leurs missions déléguées (CPAS et intercommunales), c’est désinvestir dans l’avenir, c’est un non-sens économique.»
Revoilà la bonne vieille dualité de ces temps de crise : l’austérité contre l’investissement, la rigueur contre l’épanouissement. Face au désarroi des communes, on ne peut que s’interroger sur la façon dont certains transferts de charges ont été effectués. Bien sûr, les Communes n’ont pas toujours été très «clean». Certaines se sont déjà mises en détresse financière en jouant avec leurs finances, par défaut de saine gestion, par dépenses et plan de recrutement inconsidérés. Mais cette pression venue du fédéral a quelque chose d’injuste. S’il y a bien un pouvoir qu’il s’agit de ménager, c’est la Commune. En première ligne de l’aide et de l’assistance au citoyen, elle doit avoir les moyens de faire face à ses missions essentielles. Et là, visiblement, cela va devenir vraiment difficile. D’où le signal d’alarme. D’où la lettre ouverte. Car, les Communes wallonnes ne veulent pas faire les frais de la réforme de l’État. Elles réclament une neutralité budgétaire. Message entendu par le fédéral? En pointant l’Europe d’un doigt accusateur et fataliste, Elio Di Rupo a déjà fait comprendre que le combat des Communes était bien loin d’être gagné.
Avec nos politiques à 2 balles, tout fout le camp. Tous ces gouvernements, régions, communes, des pompes à fric pour les élus, les lambdas passent à la caisse. Et dire que pour l'Ambassadeur, des Etats-Unis, Howard W. GUTMAN :
"La Belgique est le pays le plus uni politiquement au monde!"
vendredi 29 mars 2013
Budget: "Encore 250 à 300 millions d'euros à trouver"
C'est ce qu'a indiqué Pieter De Crem à l'entame d'un nouveau conseil des ministres
Les principaux ministres du gouvernement fédéral sont encore à la recherche de 250 à 300 millions d'euros, a indiqué vendredi le vice-Premier ministre CD&V Pieter De Crem à l'entame d'un conseil des ministres.
Les Pays-Bas ferment 26 prisons: un problème pour la Belgique
Les Pays-Bas annoncent la fermeture de 26 prisons dans les cinq ans à venir. C'est l’une des mesures d'économie préconisées par le gouvernement néerlandais. Parmi les établissements qui pourraient être sacrifiés figure la prison de Tilburg, où 650 détenus belges purgent leur peine.
Les principaux ministres du gouvernement fédéral sont encore à la recherche de 250 à 300 millions d'euros, a indiqué vendredi le vice-Premier ministre CD&V Pieter De Crem à l'entame d'un conseil des ministres.
hé les polichinelles,
il y a là, une partie de l’argent que vous cherchez !!!
Les Pays-Bas ferment 26 prisons: un problème pour la Belgique
Pour faire face au problème de surpopulation carcérale, la Belgique loue des cellules aux Pays-Bas depuis 2010 selon un bail renégocié chaque année. La Belgique louera les cellules jusque fin 2013 et le bail 2014 est déjà en négociation, déclare le ministère de la justice. La question de la fermeture de Tilburg se pose sera donc pour 2015 et les années suivantes.
Sept d’un coup
La Belgique comptait louer ces cellules jusqu'à la livraison des nouvelles prisons belges prévues par le masterplan. 7 nouvelles prisons au total, qui devraient sortir de terre d'ici 2016. Du moins en théorie. Bref, alors que la Belgique augmente sa capacité carcérale, les Pays-Bas la diminuent pour des raisons économiques.
Pourtant, avec 17 millions d'habitants, les Pays-Bas ont autant de détenus qu'en Belgique, 12 000 environ, sans connaître de problème de surpopulation. Une politique différente donc. Mais cette diminution du nombre de places dans les prisons néerlandaises ne se fait pas sans critique. La réduction des capacités d’accueil des prisons ne s'accompagne pas d'une nouvelle politique carcérale. Les détenus néerlandais seront donc plus nombreux à partager leur cellule dans les années à venir. Comme en Belgique.
C’est le moyen choisi par Bruxelles pour lutter contre la surpopulation carcérale. La Belgique a signé avec les Pays-Bas un traité unique en Europe lui permettant de louer pendant trois ans des cellules dans la prison néerlandaise de Tilburg. 500 détenus pourraient ainsi accomplir leur peine à l’extérieur du pays où à été prononcée leur condamnation.Prix de cette location de cellules : 30 millions d’euros par an. Mais la Belgique, dont les prisons abritent 10.400 personnes, soit 2.000 de plus que leur capacité, ne pourra envoyer à Tilburg des détenus présentant “un risque d’évasion ou un risque pour la société” précise le ministère néerlandais de la Justice dans son communiqué.
Le traité, signé hier à Tilburg par le ministre belge de la justice Stefaan De Clerck et la secrétaire d’Etat à la Justice néerlandaise Nebahat Albayrak, doit encore être approuvé par les parlements belge et néerlandais. Valable pour une durée de trois ans, il pourra être raccourci ou prolongé d’un an en fonction des besoins de deux pays, toujours selon le communiqué. Les Pays-Bas, qui ont connu une importante surpopulation carcérale dans les années 1990, possèdent environ 2.000 cellules pénitentiaires vides sur leur territoire, sur un total de 14.000. Ce surplus s’explique par une baisse de la criminalité, selon le ministère néerlandais de la Justice
RTB.infoBaptiste Hupin
Sept d’un coup
La Belgique comptait louer ces cellules jusqu'à la livraison des nouvelles prisons belges prévues par le masterplan. 7 nouvelles prisons au total, qui devraient sortir de terre d'ici 2016. Du moins en théorie. Bref, alors que la Belgique augmente sa capacité carcérale, les Pays-Bas la diminuent pour des raisons économiques.
Pourtant, avec 17 millions d'habitants, les Pays-Bas ont autant de détenus qu'en Belgique, 12 000 environ, sans connaître de problème de surpopulation. Une politique différente donc. Mais cette diminution du nombre de places dans les prisons néerlandaises ne se fait pas sans critique. La réduction des capacités d’accueil des prisons ne s'accompagne pas d'une nouvelle politique carcérale. Les détenus néerlandais seront donc plus nombreux à partager leur cellule dans les années à venir. Comme en Belgique.
C’est le moyen choisi par Bruxelles pour lutter contre la surpopulation carcérale. La Belgique a signé avec les Pays-Bas un traité unique en Europe lui permettant de louer pendant trois ans des cellules dans la prison néerlandaise de Tilburg. 500 détenus pourraient ainsi accomplir leur peine à l’extérieur du pays où à été prononcée leur condamnation.Prix de cette location de cellules : 30 millions d’euros par an. Mais la Belgique, dont les prisons abritent 10.400 personnes, soit 2.000 de plus que leur capacité, ne pourra envoyer à Tilburg des détenus présentant “un risque d’évasion ou un risque pour la société” précise le ministère néerlandais de la Justice dans son communiqué.
Le traité, signé hier à Tilburg par le ministre belge de la justice Stefaan De Clerck et la secrétaire d’Etat à la Justice néerlandaise Nebahat Albayrak, doit encore être approuvé par les parlements belge et néerlandais. Valable pour une durée de trois ans, il pourra être raccourci ou prolongé d’un an en fonction des besoins de deux pays, toujours selon le communiqué. Les Pays-Bas, qui ont connu une importante surpopulation carcérale dans les années 1990, possèdent environ 2.000 cellules pénitentiaires vides sur leur territoire, sur un total de 14.000. Ce surplus s’explique par une baisse de la criminalité, selon le ministère néerlandais de la Justice
RTB.infoBaptiste Hupin
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