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lundi 5 août 2013

Ils ont osé le faire

http://www.levif.be/info/
Des Algériens mangent en public en plein ramadan, une première

Plus de 500 Algériens ont mangé et bu en public en plein ramadan samedi dans la ville "rebelle" de Tizi Ouzou, dans une première action collective du genre pour marquer leur liberté de choix face à "l'islamisation" du pays.

"Il y a un climat de terreur qui règne contre ceux qui ne jeûnent pas" durant le mois de jeûne sacré musulman du ramadan, dénonce à l'AFP l'un d'eux, Ali, la quarantaine, un technicien de cette ville kabyle située à 100 km d'Alger.
Tahar Bessalah, un entrepreneur en climatisation kabyle venu d'Alger, acquiesce. "Il faut que la religion reste du domaine du privé", dit-il en s'affirmant "musulman de tradition mais pas jeûneur".
Les politiques d'arabisation rejetées
Parmi les participants à cette action, figurent des citoyens sans affiliation et des militants politiques, surtout berbères, qui n'hésitent pas à afficher le drapeau berbère. Un étudiant de 18 ans, Lounès, va encore plus loin en arborant une pancarte sur laquelle est écrit: "Je ne suis pas arabe. Je ne suis pas obligé d'être musulman".
La ville de Tizi Ouzou a été le théâtre de troubles parfois sanglants liés aux revendications culturelles et identitaires des Kabyles qui ont très mal vécu les politiques d'arabisation imposées par le gouvernement depuis l'indépendance.
"L'attachement ancestral à la liberté de conscience" 
Face à un public essentiellement jeune et masculin, armé de bouteilles d'eau, de jus, de pain, de cigarettes et même de bières pour l'un d'eux, le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït Chebib, a revendiqué "l'attachement ancestral" des Kabyles "à la liberté de conscience".
"Nous voulons dénoncer l'inquisition des autorités", "l'instrumentalisation de la religion", lance-t-il, applaudi par les manifestants postés devant la préfecture sur le principal axe routier de cette ville de quelque 150.000 habitants, sans le moindre contrôle apparent de forces de sécurité. Et d'annoncer que des manifestations similaires sont prévues ce jour à Bejaïa, ville portuaire kabyle, et même en France et au Canada, où vivent d'importantes communautés kabyles.
"Islamisation rampante" de l'Algérie
Pendant le ramadan durant lequel les musulmans s'abstiennent de boire, de manger, de fumer et d'avoir des relations sexuelles du lever jusqu'au coucher du soleil, les restaurants sont ouverts seulement dans les hôtels de luxe, et les autorités tout autant que les religieux incitent la population à respecter le jeûne, l'un des cinq piliers de l'islam. Jusque dans les années 1980, dans les villes au moins, les restaurants étaient ouverts et ne jeûnaient que ceux qui le voulaient. 

Il y a une différence entre les Algériens et les Kabyles, il faut revoir l'histoire, elle en vaut la peine. 
Si nos gouvernants pouvaient prendre exemple sur les berbères au lieu de faciliter la propagation de cette religion qui veut imposer l'extrême. 

mardi 12 février 2013

Belgique et Algérie vont examiner les questions de visa et d'immigration


La Belgique et l'Algérie vont mettre sur pied un "mécanisme de contact" pour évoquer les questions de visa et d'immigration qui posent problème entre les deux pays, a affirmé mardi le secrétaire d'Etat belge à l'Asile et à la Migration, Maggie de Block, et son homologue algérien Belkacem Sahli.

Ce "groupe de concertation et de coordination permanent" doit aborder une solution durable aux points litigieux que sont, du côté algérien, la délivrance de visas pour les Algériens souhaitant se rendre en Belgique, et du côté belge, le problème de l'immigration illégale.

Selon les chiffres de la secrétaire d'Etat, 5.502 personnes se disant de nationalité algérienne ont été interpellées l'an dernier en Belgique et 893 étaient détenues dans une prison belge. "Mais 80% des gens qui sont présumés Algériens ne sont pas Algériens", a rétorqué M. Sahli devant quelques journalistes, à l'issue d'entretiens avec Mme De Block, qui effectuait une visite de travail d'une journée à Alger en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Certaines de ces personnes en séjour illégal ou détenues sont en effet dépourvues de documents d'identité et se font passer pour des Algériens en sachant qu'il sera difficile de prouver leur identité réelle faute d'échanges d'informations de ce genre entre Bruxelles et Alger.

La solution évoquée entre Mme de Block et M. Sahli, qui est secrétaire d'Etat pour la communauté nationale à l'étranger, passe par l'identification formelle de ces personnes par le biais des empreintes digitales. Car en Algérie, tout détenteur d'une carte d'identité doit obligatoirement donner ses empreintes digitales aux autorités.

En vue de leur "réadmission", a précisé M. Sahli.
Le secrétaire d'Etat algérien a pour sa part réclamé des progrès dans la délivrance des visas pour les Algériens désireux de se rendre en Belgique qui est "très lente", selon lui.

Il a aussi évoqué devant la presse des cas de "mauvais traitements" infligés à des Algériens à leur arrivée à l'aéroport de Bruxelles-National.

Du côté belge, on a annoncé la mise sur pied d'une procédure "fast track" (rapide) pour l'octroi des visas à des hommes d'affaires ou à des employés d'entreprises, à des équipes sportives et à des groupes culturels.
© La Dernière Heure 2013