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mardi 2 juillet 2013

Jojo la terreur

http://us.lrd.yahoo.com/
La ministre et la patronne de la police s'affrontent
(Belga) Un conflit menace entre la patronne de la police Catherine De Bolle et sa ministre de tutelle Joëlle Milquet, écrivent De Morgen, Het Laatste Nieuws et Het Nieuwsblad mardi.
La ministre a présenté lundi à des dizaines de dirigeants de la police fédérale et aux syndicats sa vision de l'"optimalisation" de la police fédérale. Joëlle Milquet penche pour un système avec de nouveaux directeurs, tandis que Catherine De Bolle avait déjà fait savoir qu'elle souhaite réduire le nombre de dirigeants.
Joëlle Milquet, elle, proposera au comité ministériel restreint mercredi de choisir un système avec 12 directeurs coordination, 13 directeurs judiciaires et 23 directeurs adjoints. C'est très différent de ce que propose la commissaire générale Catherine De Bolle, qui estime qu'un système avec un seul directeur par province serait le plus efficace.
La patronne de la police parlait alors de 12 super directeurs qui combineraient les fonctions de directeur judiciaire et directeur coordination. Elle voulait supprimer 55 des 84 postes de direction. La commissaire générale n'a pas souhaité faire de commentaire lundi.
Joëlle Milquet a aussi précisé qu'il y a un accord avec la Défense pour que celle-ci reprenne les missions de la police au Palais de Bruxelles et pour les sommets européens. (Belga)

L'avis des personnes de terrain est, peut-être, intéressant!!!!!
Non, Jojo, la ministre en poste, sait tout, voit tout, fait tout dans un "faitout". Pourquoi faire simple quand compliqué est là. Aaaaah nos chers "chers" élus, avec vous les homonymes, homographes et homophones prennent tout leur sens.

dimanche 23 juin 2013

Les "Amis de la Syrie" vont renforcer l'aide à l'opposition

http://tempsreel.nouvelobs.com/
Doha (AFP) - Les principaux pays soutenant l'opposition syrienne ont décidé samedi d'intensifier leur aide à la rébellion pour inverser le rapport de forces sur le terrain en sa faveur avant la tenue d'une conférence de paix à Genève.
Au terme d'une réunion à Doha, les onze pays amis de la Syrie, dont les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne, ont annoncé avoir décidé "une aide urgente en matériel et en équipements" à la rébellion afin de lui permettre de faire face aux "attaques brutales du régime".
Ils ont précisé que chaque pays aiderait à la rébellion "à sa manière", contournant ainsi l'épineuse question de l'aide militaire directe que plusieurs pays occidentaux refusent de fournir. Jusqu'à présent, le gros de l'aide militaire provient de l'Arabie saoudite et du Qatar.
Les participants ont souligné dans leur communiqué final que "toute aide militaire sera canalisée" par le Haut conseil militaire syrien relevant de l'Armée syrienne libre (ASL), principale faction de l'opposition armée, afin qu'elle ne tombe pas entre les mains des groupes extrémistes.
Le chef de la diplomatie du Qatar, soutenant activement l'opposition, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a en outre affirmé que les participants à la réunion avaient pris "des décisions secrètes" pour modifier l'équilibre des forces sur le terrain.
Cheikh Hamad a indiqué que neuf des onze pays participants étaient d'accord sur l'apport d'aide militaire à l'ASL.
Selon des sources diplomatiques, les deux Etats réservés seraient l'Allemagne et l'Italie.
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait déclaré avant la réunion que son pays n'avait "pas pris la décision" d'armer la rébellion syrienne.
Laurent Fabius a annoncé que Paris avait envoyé des traitements anti gaz sarin "qui peuvent protéger un millier de personnes".
Le président français François Hollande, en visite à Doha, s'est félicité de l'issue de la réunion qui, selon lui, a permis "d'établir une ligne: soutenir l'opposition syrienne".
Demandes agréées
Les Amis de la Syrie vont "chacun à sa façon (...) augmenter la portée et l'ampleur de leur assistance à l'opposition politique et militaire", a déclaré le secrétaire d'Etat John Kerry, sans préciser si son pays allait fournir des armes à la rébellion.
Mais il a estimé que les rebelles avaient besoin d'un soutien accru "afin de se rendre à Genève" et de renverser "le déséquilibre sur le terrain", où le régime a récemment enregistré des progrès.
Il a souligné que son pays continuait d'appuyer la tenue de la conférence internationale Genève 2 visant à trouver une solution politique au conflit qui a fait en plus de deux ans quelque 93.000 morts selon l'ONU.
De son côté, cheikh Hamad a estimé qu'un règlement politique "ne peut être réalisé qu'en établissant un équilibre sur le terrain pour que le régime accepte de négocier".
Selon une source diplomatique occidentale, le chef d'état-major de l'ASL, le général Sélim Idriss, avait présenté "une liste de demandes sur les armes".
Ces demandes "ont été en grande partie agréées", a déclaré une source diplomatique occidentale ajoutant que "tout le monde va aider et va aider mieux" et qu'il fallait s'attendre à "un saut qualitatif et quantitatif important".
Le porte-parole de l'ASL, Louaï Moqdad, avait annoncé vendredi que l'ASL avait reçu récemment de l'étranger des armes "modernes" susceptibles de "changer le cours de la bataille", notamment des armes anti-aériennes et anti-chars.
La rébellion réclame des armes lourdes pour protéger les zones civiles de la puissance de feu du régime, qui tente actuellement de reconquérir des poches rebelles à Damas et Alep (nord), après avoir repris début juin avec l'aide du Hezbollah libanais la localité de Qousseir, bastion rebelle stratégique.
Les Amis de la Syrie ont dénoncé "l'intervention des milices du Hezbollah et des combattants d'Iran et d'Irak, qui aident le régime à réprimer le peuple syrien", et exigé "que ces combattants quittent la Syrie immédiatement".
Ils ont invité "l'Irak et le Liban à protéger activement leurs frontières" pour prévenir l'entrée de "combattants et équipements" qui accentueraient la tension dans la région.
Samedi, trois enfants ont été tués dans l'est de Damas, pilonné pour le quatrième jour consécutif par l'armée syrienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


jeudi 20 juin 2013

Les « indignés » de Taksim ne renoncent pas - La posture de « l’homme à l’arrêt »

http://www.lavenir.net/
Chassés de la place Taksim, les contestataires n’ont pas dit leur dernier mot, alors que la répression, unanimement condamnée, se poursuit.
Une photographe belge témoigne.
Istanbul a retrouvé un semblant de calme. Trois jours après la violente intervention de la police pour déloger les occupants du parc Gezi, qui jouxte la place Taksim, Recep Tayyip Erdogan, sûr de sa force, a salué l’action des forces de l’ordre contre «les terroristes, les anarchistes et les émeutiers ».
La place Taksim et le parc Gezi ont été «nettoyés ». Mais à quel prix? Les violences des dernières semaines ont fait quatre morts, dont un policier, et 7 800 blessés, selon le dernier bilan de l’Association des médecins turcs. Des centaines de personnes ont été arrêtées, dont 600 dans la seule journée de dimanche, selon les barreaux d’Ankara et Istanbul. Une véritable «chasse aux sorcières », visant en particulier les militants de gauche, se poursuit partout dans le pays. Elle n’épargne ni les étudiants ni les intellectuels ni les journalistes.
Présente à Istanbul au plus fort des manifestations, Virginie Nguyen, photographe belge, membre du Collectif Huma, (un collectif de photographes qui privilégie les sujets sociaux et met en avant une photographie humaniste) témoigne du contraste entre l’ambiance bon enfant qui régnait parmi les contestataires et la violence de la répression. «Il est évident que l’intervention de la police était disproportionnée face aux manifestants pacifiques. Ils ont reçu un avertissement leur octroyant 20 minutes avant l’assaut, ce qui ne donne pas le temps d’évacuer. Les forces de l’ordre ont utilisé un nombre exagéré de gaz lacrymogène alors que l’endroit est étroit et mal aéré ce qui amplifie l’effet des gaz. Ils ont également utilisé des balles en caoutchouc. »
Les « indignés » de Taksim ne renoncent pas.
Un produit irritant dans les canons à eau
Plus grave, la police est accusée d’avoir mélangé un produit toxique à l’eau des autopompes. «L’eau était d’une couleur jaune orange et semblait être mélangée à du sable ou une autre substance qui irritait et brûlait la peau. Un photographe a dû être évacué à l’hôpital après s’être fait asperger car la peau de ses bras et de son torse était irritée. » Le gouverneur d’Istanbul aurait reconnu l’utilisation d’un additif, qualifié de «médicament ».
Partie à Istanbul pour son agence Hanslucas, Virginie raconte l’esprit de fête qui animait la place et le parc, surnommé «le camp des hippies ». «Il régnait dans le parc Gezi une ambiance «peace and love ». On rencontrait des gens en train de faire du yoga, de la méditation, d’autres qui chantaient, qui créaient leur petit jardin botanique, etc. C’était comme une énorme famille qui logeait dans des tentes et s’entraidait. Je compare cette protestation au mouvement des indignés en Grèce, par exemple, plutôt qu’au Printemps arabe. Les manifestants de la place Taksim ne veulent pas établir la démocratie, mais bien la conserver. Ils sont déterminés à garder leurs droits et libertés, menacés par Erdogan. »
La posture de « l’homme à l’arrêt »
Aujourd’hui, les contestataires chassés et réprimés n’ont pas pour autant renoncé. Pour contourner l’interdiction de manifester sur la place Taksim, toujours étroitement surveillée par la police, les manifestants ont inauguré une nouvelle forme de défi au gouvernement: la posture de «l’homme à l’arrêt ». À l’origine, le chorégraphe Erdem Gündüz. Lundi, il est resté debout, seul, silencieux, pendant huit heures sur la place symbolique du centre d’Istanbul pour marquer sa condamnation des violences policières et de la politique gouvernementale. La mode des «hommes à l’arrêt » a rapidement fait des émules dans tout le pays. Des centaines de personnes ont adopté cette nouvelle forme de protestation pacifique à Istanbul, Ankara, Adana ou Izmir.
Tous les jours, aussi, depuis l’expulsion du parc Gezi, les gens se mettent à applaudir dans les rues d’Istanbul, lorsque le soir tombe, et scandent des slogans pour rappeler au pouvoir islamo-conservateur que le mouvement n’est pas terminé.

Et l'entrée de la Turquie dans l'UE continue son petit bonhomme de chemin.