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mercredi 10 juillet 2013

S'il n'y avait pas Tapie!!!

http://www.lemonde.fr/societe/
Chargés d'éclaircir les conditions dans lesquelles Bernard Tapie a pu obtenir un arbitrage favorable pour régler son litige avec le Crédit lyonnais, les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff ont choisi de frapper l'homme d'affaires au portefeuille.
Le 28 juin, ils ont délivré une série d'ordonnances de saisies pénales, après avoir obtenu l'accord du parquet de Paris. Ils postulent, pour justifier leurs actes, que "Bernard Tapie apparaît comme le principal bénéficiaire des sommes versées par le CDR [l'organisme chargé de solder le passif du Crédit lyonnais] au terme d'une escroquerie dont il apparaît comme l'un des organisateurs".
Le couple Tapie, Bernard et Dominique, dispose de quinze comptes bancaires, en France, mais aussi à Monaco. L'acteur assure vivre de ses dividendes, à hauteur de 25 000 euros mensuels, et pense avoir payé 2 millions d'euros au titre de l'ISF en 2012. Les juges estiment que, à la suite de l'arbitrage, l'homme d'affaires a reçu au total 278 millions d'euros.
VILLA À SAINT-TROPEZ, HÔTEL PARTICULIER RUE DES SAINT-PÈRES
Affaire Tapie : la justice saisit les biens de l'homme d'affaires
Les juges ont d'abord fait saisir deux assurances-vie, souscrites par les Tapie en novembre 2008, grâce au montant faramineux du préjudice moral qui leur a été accordé en juillet 2008, soit 45 millions d'euros. Leur valeur de rachat est estimée par les enquêteurs à 20 780 272,66 euros.
Les magistrats ont également saisi les parts sociales détenues par Bernard Tapie dans son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères, à Paris, à hauteur de 69 300 000 euros. Ils ont aussi confisqué la villa "la Mandala" achetée par l'homme d'affaires à Saint-Tropez, le 29 septembre 2011, pour un montant de 48 millions d'euros. C'est l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC), alertée le 28 juin, qui va procéder aux actes.
Les juges ont également demandé l'avis du parquet pour saisir six comptes bancaires, un contrat d'assurance-vie de 180 millions d'euros détenu par la holding Groupe Bernard Tapie domiciliée à Bruxelles, et même les parts de l'homme d'affaires sur la SA Groupe Hersant Media, les journaux La Provence et Nice-Matin, rachetés par M. Tapie.
Par ailleurs, la brigade financière a adressé aux juges un inventaire complet des biens de la famille Tapie. Grâce à l'arbitrage, Mme Tapie a offert le 20 octobre 2008 à Stéphane Tapie, leur fils, un bien immobilier de 320 m2 à Asnières-sur-Seine, payé 1 335 000 euros. Un autre appartement est acquis à Marseille, le 5 mars 2009, pour 270 000 euros. Puis elle a acheté le 29 octobre 2010 un appartement à Neuilly-sur-Seine, avec sauna et jardin privé de 213 m2 pour 2 650 000 euros. C'est sa fille, Sophie Tapie, qui l'occupe. Deux ans plus tard, le 1er octobre 2012, elle acquiert un hôtel particulier, toujours à Neuilly-sur-Seine, pour 15 200 000 euros.
Bernard Tapie, lui, possède une résidence secondaire à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), la villa de Saint-Tropez, un yacht, le Reborn, payé 40 millions d'euros et amarré à Marseille, 426 tonnes pour 74 mètres de long, qu'il loue 500 000 euros la semaine. Il utilise aussi pour ses déplacements une Range Rover, une Smart, et son avion privé, qu'il a décidé de revendre pour 15 millions d'euros.
Fabrice Lhomme et Gérard Davet

Le gars n'est, probablement, pas un enfant de choeur mais tout est bon pour le faire plonger. On lui prend tout, on lui rend une partie, et puis on recommence. Et tout cela en s'immisçant dans son intimité, celles de ses enfants. Il y a en France, pas mal d'escrocs qui ne sont pas inquiétés par la justice. Mais TAPIE, qui ne pratique pas la langue de bois, est un self made man. 

samedi 15 juin 2013

L'affaire Tapie expliquée aux enfants !


L'affaire Tapie et ses vingt ans de rebondissements peuvent-ils être expliqués simplement ? C'est le pari que fait francetv info en imaginant l'expliquer à des enfants.  
Un homme d'affaires, une ministre, des juges-arbitres et des billets. Voilà en substance les principaux acteurs de l'affaire Tapie, dont tu entends parler tous les jours à la télévision ou à la radio. Mais as-tu tout compris ? Francetv info t'explique tout pour briller dans la cour de récré.

1  Des baskets très chères

 


Tapie vend Adidas pour pouvoir devenir ministre.
Tapie vend Adidas pour pouvoir devenir ministre. (FRANCETV INFO)

Tout commence il y a vingt ans, quand tu n’étais pas né(e). Un homme d’affaires très célèbre (il a présenté des émissions de télé et chanté quelques chansons), Bernard Tapie, doit choisir : s’il veut devenir ministre, il doit vendre son entreprise, Adidas - la marque de tes baskets.
Sans se poser de questions, il confie la vente à sa banque, le Crédit lyonnais, et en obtient 315 millions d’euros. Parmi les acheteurs se trouve en fait la banque elle-même. Sauf que, normalement, elle n’en a pas le droit. Toujours est-il qu’elle revend la société pour 700 millions d’euros, deux fois plus cher. Elle gagne donc beaucoup d’argent entre-temps.

2  La colère de Bernard Tapie 


Quand Bernard Tapie apprend cela, il n’est pas content. Du tout. D'autant que le Crédit lyonnais l'a aussi ruiné en s'occupant de ses autres affaires. Mais de son côté, la banque, qui appartenait à la France, a aussi fait faillite. Désormais, l'Etat est responsable de ce qu’a fait cette banque, par l’intermédiaire de ce qu’on appelle le “CDR”. Alors Bernard Tapie se tourne vers la France pour demander de l’argent. Il veut que soit réparé ce qu'il considère comme une injustice.

Tapie n'est pas content.
Tapie n'est pas content. ( FRANCETV INFO)

En 2005, après de très longues discussions, les juges finissent par dire que Bernard Tapie a raison d’être en colère et demandent que 135 millions d’euros lui soient donnés. Tout pourrait s’arrêter là, mais un an plus tard, des juges encore plus importants, ceux de la Cour de cassation, déclarent tout le contraire. Pour eux, le Crédit lyonnais n’a rien fait de mal et Bernard Tapie n’a plus le droit de recevoir de l’argent.

 

3  ne montagne d’or

 

Au bout de quinze ans, l’histoire commence à être vieille et ne trouve toujours pas de solution. Pour en finir, la nouvelle ministre de l’Economie, Christine Lagarde - qui s’occupe alors de l’argent de la France -, décide de demander son avis à un “tribunal arbitral”, c’est-à-dire privé. Les juges qui le composent ne sont pas ceux de la République, ce sont des personnes choisies par les deux camps. Ce tribunal spécial permet de prendre une décision plus rapidement et de manière plus secrète.
C’est ce que voulait Bernard Tapie, mais ça ne plaît pas aux collègues de Christine Lagarde, qui se demandent pourquoi elle n’utilise pas des juges ordinaires. Malgré ces reproches, trois personnes sont choisies pour décider du sort de Bernard Tapie : Pierre Estoup, Pierre Mazeaud et Jean-Denis Bredin.

Christine Lagarde et les trois juges-arbitres.
Christine Lagarde et les trois juges-arbitres. ( FRANCETV INFO)

Après de longues discussions, ils donnent raison à Bernard Tapie. Pour eux, l’homme d’affaires a été volé lors de la vente d’Adidas. Et pour cela, il reçoit deux fois plus d’argent qu’avant : 403 millions d’euros. C’est la France qui va payer.

Tapie se retrouve en possession d'un tas d'or.
Tapie se retrouve en possession d'un tas d'or. ( FRANCETV INFO)

4  ne histoire trop belle pour être vraie ?

 

Cela fait beaucoup d’argent. Mais Christine Lagarde refuse de faire appel, c’est-à-dire de demander une nouvelle décision. Rapidement, des députés, ennemis politiques de la ministre et du président de l’époque, Nicolas Sarkozy, se posent des questions. Même chose pour la justice qui s’interroge sur :  
Christine Lagarde. Pourquoi a-t-elle choisi de confier l’affaire à des juges-arbitres ? L’a-t-elle fait pour que Bernard Tapie ait gain de cause ? Pour le savoir, des juges lui ont posé des questions et l’ont placée sous le statut de témoin assisté. Cela veut dire qu’ils pensent qu’elle n'a pas fait de bêtise, ou qu'ils n'en ont pas la preuve.
Stéphane Richard. Le plus proche collègue de Christine Lagarde est lui aussi dans le viseur. Il a été mis en examen pour “escroquerie en bande organisée” (un peu comme si tu étais convoqué dans le bureau de la directrice parce qu’elle pense que tu as volé la gomme d’un copain avec Thomas). Lui se défend et assure qu’il n’a rien fait de mal.
Pierre Estoup. Le juge-arbitre a-t-il décidé que Bernard Tapie devait recevoir de l’argent parce qu’ils étaient amis ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs, qui l’ont mis en examen, lui aussi pour “escroquerie en bande organisée”. Chez lui, ils ont trouvé un livre de Bernard Tapie. L’homme d’affaires y avait écrit une dédicace, en 1998 : "Je vous remercie avec toute mon affection." Mais les deux hommes jurent qu’ils ne se connaissaient pas.
Nicolas Sarkozy. Derrière toute cette histoire, c’est l’ancien président de la République qui est indirectement visé.

Plusieurs personnages pourraient être touchés par l'affaire Tapie, par effet domino.
Plusieurs personnages pourraient être touchés par l'affaire Tapie, par effet domino. ( FRANCETV INFO)

Car avant qu’il soit élu par les Français, Bernard Tapie avait dit qu’il le trouvait super et l'a rencontré avant que la ministre choisisse l'option du tribunal arbitral. Certains pensent même que c’est Nicolas Sarkozy qui a demandé qu’on avantage son ami, pour le remercier de son soutien.



monsieur Bernard Tapie,  c’est l’Arsène Lupin



de la politique avec l’esprit de All Capone,



avec lui il n’y a pas d’argent sans magouille,



même une ancienne prostituée de 93 ans,



Il ferait en sorte qu’elle rapporte encore de l’argent  ?



cette affaire-là,



ce n’est pas de la dynamite, c’est de la glycérine !!!