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mardi 2 juillet 2013

Egypte : la présidence rejette l'ultimatum de l'armée

http://lci.tf1.fr/

La présidence égyptienne a rejeté mardi matin l'ultimatum de l'armée donnant 48 heures à Mohamed Morsi pour satisfaire les "demandes du peuple" après les manifestations monstres de dimanche. Une annonce qui marque une escalade dans la crise politique où se trouve plongé le pays.
L'Egypte est-elle au bord du chaos ? La présidence égyptienne a rejeté mardi matin l'ultimatum de l'armée donnant 48 heures à Mohamed Morsi pour satisfaire les "demandes du peuple" faute de quoi elle imposerait une feuille de route, marquant une escalade dans la crise politique où se trouve plongé le pays le plus peuplé du monde arabe.
 L'ultimatum, lancé par les militaires qui avaient pris les rênes de l'exécutif pour un intérim controversé entre la chute du président Hosni Moubarak en février 2011 et l'élection de M. Morsi en juin 2012, a suivi des manifestations de masse réclamant le départ du président islamiste. Affirmant que "l'Egypte ne permettra absolument aucun retour en arrière quelles que soient les circonstances", M. Morsi s'est posé en garant de la "réconciliation nationale" et de la "paix sociale", alors que l'armée avait déclaré la semaine dernière qu'elle ne laisserait pas le pays "plonger dans un tunnel sombre de conflit et de troubles".

Quatre ministres démissionnaires
 Dans un message lu à la télévision, le commandement militaire a indiqué que "si les revendications du peuple n'étaient pas satisfaites durant cette période, (les forces armées) annonceraient une feuille de route et des mesures pour superviser sa mise en oeuvre". Les opposants toujours mobilisés place Tahrir au Caire ont explosé de joie après cette déclaration qui pousse, selon eux, le président vers la sortie comme ils le réclament. Après l'annonce de l'armée, des dizaines de milliers de manifestants enthousiastes ont défilé dans les rues du Caire, d'Alexandrie et d'autres grandes villes du pays. Auparavant, on sentait déjà un fléchissement du côté du gouvernement mis sous pression : quatre ministres ont ainsi présenté leur démission lundi, accroissant l'isolement de M. Morsi. Les Frères musulmans, la formation d'où vient M. Morsi, se sont contentés de déclarer qu'ils "étudiaient" la déclaration militaire.

Dimanche, la foule avait déferlé dans la capitale et dans de nombreuses autres villes aux cris de "Le peuple veut la chute du régime", le slogan déjà scandé début 2011 contre le pouvoir autoritaire de M. Moubarak. Au moins 16 personnes ont été tuées dans tout le pays en marge des manifestations, dont huit dans des affrontements entre pro et anti-Morsi au Caire, selon le ministère de la Santé. L'armée et la police sont déployées dans le pays pour éviter des dérapages graves, en particulier autour des établissements vitaux. Au Caire, le siège des Frères musulmans, a été en partie incendié dans la nuit dans le quartier du Moqattam, avant d'être occupé et pillé lundi matin. L'opposition avait appelé à manifester le jour anniversaire de l'investiture de M. Morsi. Les cortèges de dimanche --d'une ampleur sans précédent-- ont lancé "La révolution du 30 juin", affirmait lundi le quotidien indépendant Al-Masry al-Youm.

Le président américain Barack Obama a invité "toutes les parties à faire preuve de retenue" tandis que l'ONU a appelé au dialogue, en soulignant que l'issue de cette nouvelle crise aurait un "impact important" sur l'évolution des autres pays de la région.

La puissance du pouvoir est indéboulonnable. Un dictateur en chasse un autre, on le croit meilleur pour se rendre compte que tout reste inchangé, même gueguerre, même ambition si ce n'est plus.

dimanche 3 février 2013

MUETTE = silencieuse, sans voix

http://www.rtbf.be/info


La Muette de Portici condamnée au silence à Bruxelles
SOCIETE | vendredi 8 avril 2011


La Muette de Portici est cet opéra qui a déclenché la révolution de 1830 contre l'occupant hollandais, révolution qui a donné naissance à la Belgique avec des héros, comme Charlier Jambe de Bois et ses gravures d'époque montrant les combats dans le Parc de Bruxelles.
L'Opéra royal de la Monnaie va remonter le spectacle mais… ce sera à Paris ! Pas question pour l'instant de jouer ici cet opéra d'Auber qui exalte les sentiments patriotiques, vu le contexte politique actuel.


"Amour sacré de la patrie, rends-nous l'audace et la fierté! A mon pays, je dois la vie, il me devra sa liberté..." A ces mots, le 25 août 1830, le public de la Monnaie s'enflamme. Un mois plus tard, les troupes de Guillaume d'Orange quittent Bruxelles. La Belgique est indépendante. Malgré sa signification historique, l'opéra n'aura été que très rarement joué en Belgique.  La dernière fois à la Monnaie c'était en 1930, pour célébrer le centenaire du pays. Nicolas Blanmont, chroniqueur musical sur La Première explique : "Ce n'est pas une œuvre qui passionne nécessairement les foules! En-dehors de la Belgique, je ne sais pas s'il y a encore beaucoup de gens qui connaissent cet opéra."

Pourtant, l'idée de rejouer la Muette de Portici trottait dans la tête de Peter de Caluwe, le directeur de la Monnaie. Parallèlement, un opéra parisien, l'Opéra-comique, se réintéresse à ce répertoire un peu désuet. "Et de Caluwe a dit 'pourquoi ne pas faire La Muette de Portici' avec l'idée de se dire eh bien je la ferai à Paris, je la ferai à Bruxelles en même temps et l'orchestre travaille sur le tout. Ce qui est amusant, c'est que les dates sont fixées pour Paris : ce sera avril 2012 mais qu'en Belgique ce ne serait pas avant 2015".

Non la Monnaie ne craint pas de voir le public belge sortir en criant des slogans révolutionnaires mais l'institution culturelle fédérale le reconnaît : les raisons du report sont politiques. "Les gens qui dirigent ces institutions culturelles fédérales doivent faire particulièrement attention à ne fâcher aucune communauté. Et c'est vrai que dans le contexte actuel, on peut imaginer qu'annoncer qu'on va monter la Muette de Portici apparaîtrait presque comme un acte politique de néo-unitarisme, ce que la Monnaie ne peut pas se permettre."   

Curieux destin que celui de l'oeuvre de Daniel François Esprit Auber, un opéra dont l'héroïne muette aura toujours des accents polémiques au pays des conflits linguistiques. 

Baptiste Hupin

Pour aller à l'Opéra, il faut des sous (euh.... euros), ce ne sont pas les quelques "Arsène 50" qui vont soulever la salle et créer l'émeute. 
Ce n'est pas tout le peuple belge qui veut la division, l'éclatement de la Belgique mais ceux qui nous gouvernent. Les uns le font ouvertement, les autres insidieusement.