Pour la plupart, leur diplôme
n’a rien à voir avec leurs fonctions.
Un problème ?
Quelle cacophonie ! La gestion du dossier photovoltaïque fut pour le moins laborieuse… L’opposition MR dénonce “l’amateurisme” du gouvernement wallon. A-t-il raison ? !
De manière plus générale, les très nombreux ministres et secrétaires d’État (libéraux, y compris) que compte notre pays sont-ils compétents ?
Au-delà de la problématique de la filière photovoltaïque en Wallonie, la question prend tout son sens avec la crise économique actuelle. En Italie, un gouvernement dit d’experts avait été mis en place pour tenter de sortir le pays du marasme financier. Sous-entendu : les professionnels de la politique n’en seraient pas capables…
Force est de constater en tout cas qu’en Belgique nos ministres sont parfois en charge de compétences à des kilomètres de leur formation de base…
Olivier Chastel (MR), par exemple, est diplômé en pharmacie (à l’ULB). Le voilà aujourd’hui ministre du Budget. De même, la ministre de l’Emploi Monica De Coninck aurait pu être professeur de morale…
Jean-Marc Nollet (Écolo), au centre des critiques à propos du photovoltaïque, est, lui, licencié en sciences politiques (orientation relations internationales). Mais il est aujourd’hui en charge, entre autres, du Développement durable, de l’Énergie, du Logement, de la Fonction publique et de l’Enfance…
Deux contre-exemples. Celui de Sabine Laruelle (MR). Ingénieur agronome de formation, elle est ministre de l’Agriculture est des Classes moyennes. Et celui de Paul Furlan (PS), diplômé en gestion des administrations publiques, qui est ministre wallon des Affaires intérieures.
Bref. Ne faudrait-il pas confier la gestion des affaires publiques à des experts, sachant que les lois et décrets resteraient votés par les Parlements composés de gens élus ? Ou, à l’inverse, l’expertise s’acquiert-elle avec l’expérience, l’important pour un ministre étant sa légitimité démocratique ?
Les deux hypothèses ont sans doute du bon et du mauvais. Mais une chose est sûre : les jeux de pouvoir et d’influence biaiseront toujours le débat politique…
Les ministres n’ont pas toujours été élus
Comme rien dans la Constitution de notre pays ne s’y oppose, les partis qui participent à un gouvernement peuvent très bien désigner pour occuper une fonction ministérielle une personnalité émanant de la société civile qui ne se serait jamais présentée à une élection. Dans un passé récent, certains de ces parachutages ont connu différentes conclusions.
Marie Arena (PS). C’est en avril 2000 que cette conseillère au cabinet Daerden, ancienne du Forem, reprend les compétences ministérielles de son patron à la Région wallonne. Elle participera plus tard à différents scrutins avec des fortunes diverses. Elle occupera d’autres postes ministériels (fédéral, Communauté française). Elle est actuellement sénatrice.
Marie-Dominique Simonet (CDH). En 2004, alors qu’elle est directrice du Port autonome de Liège, elle entre en politique comme ministre wallonne et de la Communauté française. Elle participera à son premier scrutin aux communales de 2006.
Paul Magnette (PS). Professeur d’université et membre du PS, il mène en 2007 une mission de médiation à Charleroi à la demande d’Elio Di Rupo. Il rejoindra ensuite le gouvernement wallon pour un bref passage avant de devenir ministre fédéral. Il s’est depuis lors présenté face aux électeurs à plusieurs reprises. Il est président du PS faisant fonction et bourgmestre de Charleroi.
Nous pourrions également citer d’autres personnalités ayant été nommées ministres sans mandat législatif antérieur. Jean-Claude Marcourt (PS) ou Jean-Pascal Labille (PS) sont de ceux-là. Dans l’histoire récente, c’est surtout au PS que l’on procède de cette manière.
© La Dernière Heure 2013
........ déjà que si certains avaient eux un peu de logique et ........
......... de lucidité, nous ne serions pas obligés de payer très ........
.........cher aujourd'hui les erreurs monumentales du passé.........